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La plus belle des récompenses !

  • Photo du rédacteur: mcrays2
    mcrays2
  • il y a 4 jours
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours


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Où comment, par la concomitance hallucinante entre des recherches généalogiques sur une petite ferme du Cantal et un projet de sauvegarde patrimoniale, on fait une très intéressante rencontre virtuelle et on découvre un véritable trésor d'archives privées !




Au départ étaient mes ancêtres cantalous...

Il y a longtemps... très longtemps... Plus précisément au 17ème siècle, mes ancêtres maternels résidaient dans la région d'Aurillac, au sud du Cantal. J'ai assez récemment commencé à trouver des ancêtres auvergnats, alors que jusque-là mes recherches m'avaient surtout amené dans le Bas-Quercy caussadais (du côté de mon père), et dans le Haut-Quercy, le Rouergue et le Gévaudan du côté de ma mère.

Et puis un jour, au fur et à mesure de ma progression, certains de mes rouergats ont poussé leur ascendance (si j'ose dire) vers Nieudan et Aurillac, et d'autres vers Sansac-de-Marmiesse où se concentre cette histoire.


Une ferme familiale, berceau de la famille sur au moins 7 générations !


A Sansac-de-Marmiesse, ont donc vécu dans la ferme de Lalande mes ancêtres de la famille Bleyle, entre 1628 et 1747 au moins, sur 7 générations, dont l'un d'entre eux, Antoine, s'est allié avec la famille de la Panouse par son mariage avec Louise de la Panouse.

(voir sur l'excellent site d'Etienne Pattou "Racines et Histoire" ma contribution sur la famille de la Panouse).


A travers la transcription de contrats de mariage, de testaments et d'actes notariés divers concernant cette famille, la ferme de Lalande est devenu un élément central lorsque j'ai découvert un document notariée de 48 pages inventoriant la ferme et les biens qu'elle contenait alors, inventaire établi après le décès brutal de Jean-Hilaire Bleyle, décédé des suites de son assassinat, pour une raison que j'ignore à ce jour, le 14 décembre 1743.

(sur cet inventaire et les documents notariés étudiés, voir mes travaux de paléographie assistée par l'intelligence artificielle).


Au fil de ces 48 pages, on visite véritablement cette ferme, on peut reconstituer son intérieur, l'agencement des pièces, découvrir son ameublement, les ustensiles du quotidien tout comme les outils pour le travail aux champs, le recensement du cheptel et les mesures des réserves de grain... On est avec eux, sur plusieurs semaines, car la procédure est complexe (le décès étant prématuré, le testament n'a pas été établi), la sollicitation des héritiers, dont certains sont mineurs, s'avère complexe et certains documents permettant de prouver une partie des possessions compliqués à obtenir dans un laps de temps court...


(Mes recherches sur la famille Bleyle/La Panouse et la ferme de Lalande ont été rendues possibles grâce à l'important travail de photographie et d'indexation des bénévoles de l'Aprogemere, Association pour la PROmotion de la GEnéalogie et la MEmoire REgionale.)


Et puis un jour, en découvrant les derniers projets de la Fondation du Patrimoine...


J'en suis là de mes recherches lorsqu'un soir d'octobre 2025, après avoir décidé de faire une pause dans le déchiffrage de mes "pattes de mouches", je me rends par hasard sur le site de la Fondation du Patrimoine, où je consulte les projets ouverts dans le département du Cantal pour continuer dans l'esprit de mes recherches en cours.


Et là, c'est le choc !

En première page, je découvre le projet de restauration de... la ferme de Lalande, justement ! Je suis abasourdi par cette coïncidence. Comment, ce même jour où je travaille sur l'inventaire de cette vieille ferme du Cantal, je peux la découvrir sur le site de la Fondation ? Je savais que le lieu existait toujours, mais elle est là, en photo couleur, une belle vue aérienne, ce lieu imaginé en 1743 est là sous mes yeux en octobre 2025 !


L'occasion est trop belle de faire une bonne action et de prendre par la même occasion contact avec les propriétaires des lieux.

(Si vous aussi, vous souhaitez contribuer à la sauvegarde de cette ferme du XVIIème siècle, je vous invite à vous rendre sur la page de la fondation du patrimoine dédiée à ce projet.)


Une découverte incroyable


Je valide mon don et laisse un message au propriétaire, qui me répond dans la foulée et me remercie. Je lui parle de mes recherches, du fait que mes ancêtres ont vécu dans cette ferme, et après quelques échanges je lui fais parvenir mon déchiffrage de l'inventaire de 1743. Dans cet inventaire, il est fait référence à des actes notariés détenus dans un coffre de cette ferme.


Et là c'est le comble ! Le propriétaire m'indique que ces documents sont toujours à la ferme ! Il prévoit de les prendre en photo pendant l'hiver avant de remettre les documents aux archives départementales et propose de me transmettre ces clichés, ce que j'accepte avec joie !


Nous sommes fin décembre, je viens de recevoir ces documents, comme un incroyable cadeau de Noël ! Il y a 67 clichés de documents que je vais à présent déchiffrer pour poursuivre mes investigations sur cette ferme et "ma" famille Bleyle qui m'apprend tant sur la vie en Haute-Auvergne au XVIIème siècle... (à suivre !).


 
 
 

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